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 Life can be dangerous... [suite]

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Maxime Mortain
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MessageSujet: Life can be dangerous... [suite]   Mer 18 Fév - 11:24

Suite de ce RP
__________

-Ahh

Il se retourna, étant légèrement devant la jeune fille qui s'était arrêtée. Il croyait qu'elle avait trébuché, ou qu'elle s'était fait mal quelque part. En se retournant, il vit que ce n'était que l'éblouissement de la lumière qui avait produit cette interjection. Si elle réagit comme ça, c'est qu'elle ne doit pas être sortit depuis longtemps, pensait Maxime. Il s'arrêta un peu, attendant que les yeux d'Ivanna s'habituent à la clarté, puis reprit sa marche quand il vit qu'elle les avaient réouverts. Il monta les escaliers doucement, puis arriva au premier étage. Il poussa la porte vitrée du bureau de la secrétaire, puis lui adressa un sourire. Elle paraissait complètement déboussolée de voir une élève entrée dans son bureau. Elle paraissait déboussolée mais aussi, on pouvait apercevoir un air anxieux, comme si l'ancien directeur ne faisait entrer les patients que pour les martyriser. Il y avait certaines zones d'ombres dans cet établissement, et cela commençait à peser. Comme si certains sujets étaient tabous, comme sur l'ancien directeur, ou même sur la foret. Il n'y avait mis les pieds qu'une fois, avec l'ancien directeur, mais il trouvait l'endroit étrange. Comme s'il renfermait des secrets gardés inrésoluble. Il poussa la porte de son bureau et laissa pénétrer Ivanna dedans. Il lui adressa un sourire, puis il se dirigea vers son long bureau.

« Assieds toi, je t'en pris... »

Toujours dans un sourire, il ouvrit avec une clé cachée dans le pot à crayons un petit meuble haut. Il y sortit deux verres des une boite de chocolats. Il aurait bien voulu sortir les gâteaux d'apéritif, mais il préférait s'abstenir, à dix heures du matin... Peut être qu'un jour, il en mangerait avec ses patients, qui sait... Il se mis à genoux puis rechercha vers le fond de l'armoire une bouteille. Il se penchait d'un coté, puis de l'autre, essayant de trouver où elle pouvait bien être. Finalement, elle était au second pallier, derrière la bouteille de vin cuit. C'était une petite bouteille un peu poussiéreuse, mais pas trop. On pouvait distinguer sur son étiquette jaunie par les âges, écris en fines lettres noires, la marque de la bouteille. C'était en réalité une sorte de vin blanc très doux, français, très peu alcoolisé. Il regarda la jeune fille, puis lui lança un sourire amusé.

« Tu...? » Il lui fit un signe avec son pouce et son index qui signifiait 'un petit peu'. « Sinon, j'ai du café, de la menthe de la grenadine... J'ai un peu de tout, dis moi ce que tu souhaites... »

Par cette question, il voulait la faire répondre, pour entendre encore sa voix, pour la forcer à nouer le dialogue. Il se disait que s'il faisait ça, ça l'obligerait à parler un peu et qu'ils pourraient avancer, tous les deux. Mais, comme la veille, il ne voulait pas trop compter sur ceci. C'était peut être trop tôt, encore, ou trop tard, on ne sait pas... Le travail était assez complexe, mais il allait bien y arriver un jour, tout du moins c'est ce qu'il pensait. Il se servit un fond de vin dans le verre, puis attendit, la bouteille à la main, de voir si elle en voulait ou pas. Il aurait espéré qu'elle dise oui, même si cela aurait été mal vu de donner de l'alcool, même peu fort, à un patient. Mais celle-ci avait quelque chose de différent, et même si cela pouvait être étrange, il l'aimait bien.

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Ivanna Koslov
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MessageSujet: Re: Life can be dangerous... [suite]   Mer 18 Fév - 14:10

    Ils finirent par arriver au bureau de la secrétaire du directeur. Ivanna marchait la tête baissée. Elle se souvenait de cet endroit. Quand elle s'était réveillée, elle avait été amenée ici. Un grand froid dans son dos la traversa lorsqu'elle remarqua que la secrétaire la regardait ainsi que le directeur, elle les regardaient de façon perplexe mais en même temps, presque satisfaite. Pourquoi , malheureusement, la jeune fille savait que lorsque les internés allaient dans ce bureau, c'était rarement pour manger des caramels... L'ancien directeur, elle en a le souvenir. Il l'avait faite venir ici et lui avait débité tout un tas de balivernes sur qui elle était. Une jeune fille studieuse, sans problèmes, juste amnésique après un accident, abandonnée par sa mère. Après, elle avait prit la fuite, elle avait vu Maxime sans le connaître et pour l'erreur qu'elle avait commise, elle fut enfermée pendant une semaine dans une salle d'isolement.

    Forcément, elle était un peu réticente à l'idée d'entrer une nouvelle fois dans ce bureau, mais elle était courageuse et savait surmonter les choses qu'elle n'appréciait pas ou envers lesquelles elle voue une peur insaisissable. Ivanna entra donc, sur les pas du directeur qui proposa de s'asseoir. Ce n'était pas très remarquable comme proposition... Les gens de bureaux étaient toujours comme ça, à proposer aux autres de s'asseoir. La signification de ce geste est que l'invité ne dépasse jamais le propriétaire du bureau, comme cela, ce dernier garde le dessus et montre au venu qu'ici, c'est lui qui domine. On ne trouvait pas de cours de physionomie à la bibliothèque de Dark Side, c'est simplement des choses qu'elle savait, qu'elle n'avait pas oublié. Une partie de la mémoire des hommes ne peut s'effacer, c'est le subconscient. On ne le remarque pas, on ne le conçoit pas, mais il est là et sait tout de nous. C'est lui qui, dans nos rêves, nous rappelle et emmagasine tout ce que l'on a fait durant une journée. Chez les amnésiques, s'ils sont amenés à faire quelque chose qu'ils ont déjà fait auparavant, ils auront un rêve portant sur ce qu'ils ont fait mélangé à leurs souvenirs. Ça et puis les flashes, c'est dût à ce subconscient.

    Enfin, la jeune fille s'assit sur un siège alors que monsieur Mortain prit une clé de son porte crayon et ouvrit un meuble mural d'où il sorti une boîte de chocolat. Ivanna avait du mal à tout saisir... Il lui offrait un petit-déjeuner ? Vraiment ? Cela était un parfait contraste avec l'ancien directeur qui, à la place des chocolats, l'aurait bassinée dans le seul but de la conditionner, comme il l'aurait fait avec tous les autres internés. Les choses semblaient pouvoir changer avec ce nouveau directeur, mais la jeune fille préférait ne pas trop compter la-dessus, il y aura toujours quelqu'un pour faire perdurer les méthodes de l'ancien directeur. Après tout, à la base, ce centre est une détention de jeunes en proie à une déficience comportementale, l'oppression était le seul moyen trouvé par les grands hommes pour faire que ces potentiels en proie de la violence ne deviennent pas dangereux de par la cause des violences qu'ils ont put subir. C'est vrai que c'était une solution, inhumaine et pourtant acceptée par tous les dirigeant aux États-Unis.

    Alors que Maxime cherchait et trifouillait dans ses armoires, la demoiselle faisait le tour du bureau avec ses yeux. Pratiquement aucun meuble n'avait changé, que ce soit de couleur ou d'emplacement, les rideaux étaient toujours les mêmes et pourtant, tout avait l'air différent. L'homme montra une bouteille de vin blanc Français avec un sourire amusé. Comme si elle allait accepter de boire du vin ! Accepter... Du vin... Après tout, elle ne se souvenait plus du goût que cela avait, ni même si c'était alcoolisé. Fichue amnésie ! Beaucoup de choses élémentaires restaient, mais d'autres s'en allaient avec les souvenirs.

    - Tu...? Sinon, j'ai du café, de la menthe de la grenadine... J'ai un peu de tout, dis moi ce que tu souhaites... Lui proposa-t-il.

    Ivanna haussa les épaules. Elle savait très bien qu'il attendait qu'elle lui réponde. Poser des questions ouvertes est un moyen de faire parler les autres, mais elle avait de l'entraînement à ce niveau pour ne pas répondre à de telles questions, cela dit, elle pouvait bien faire un effort maintenant qu'elle doutait du fait que ce n'était peut-être pas un masque qu'il portait avec sa générosité.

    - Je... Juste un peu, lui répondit-elle timidement.

    Ce n'était pas vraiment pour lui faire plaisir qu'elle parlait, ni pour dire ce qu'elle voulait. Elle ne pouvait pas expliquer le fait qu'elle soit anxieuse à l'idée qu'il abandonne ce qu'il faisait pour elle car cela avait l'air de rien, mais après avoir passé plus d'un an ici, la moindre gentillesse était bonne à prendre, même si cela l'embêtait que quelqu'un le soit avec elle. Ivanna était persuadée de ne pas mériter l'attention des autres. On lui a fait croire qu'elle avait eut un accident, mais elle savait au fond d'elle qu'elle n'était pas là juste pour un défaut de direction assistée. Elle le pressentait, elle avait quelque chose de mal et de bien pire que d'abîmer une voiture. Cependant, elle préférait ne pas parler de ce qu'elle ressentait, faute de passer pour plus psychopathe qu'elle ne le passe à présent. Et puis elle n'a jamais réellement aimer parler d'elle. Le directeur lui servit alors un quart de verre de vin. Elle prit le verre dans sa main. Cette couleur, ce mouvement que faisant le breuvage dans le verre, un frisson la traversa avant qu'elle ne le sente. Cette odeur... Cela semblait lui rappeler quelque chose. Elle porta le verre à ses lèvres afin de goûter le vin puis resta figée...

    ¤ - Ivanna !!!
    - Quoi ?
    - Apporte-moi une autre bouteille !!
    - Mais t'en es à ta troisième en une heure !
    - LA FERME ET OBÉIT !!! Cria-t-elle en la frappant. Ivanna alla à la cave chercher une autre bouteille de vin. Elle l'ouvrit et la vida aux trois quart dans l'évier.
    - Alors, elle arrive c'te bouteille ?!!!
    - Oui ! Ivanna la remplît d'eau, diluant le fond de vin qu'elle avait laissé puis l'apporta à sa mère, allongée sur le canapé...
    ¤

    Le reste du vin qu'elle avait dans son verre eut le temps de couler sur son visage et un peu sur son haut lorsqu'elle reprit ses esprits. Elle posa le verre et tenta de s'essuyer rapidement. La jeune fille se leva.

    - Désolée... Je... Je suis désolée...

    Elle était plus troublée de ce flash qu'autre chose mais elle devait bien trouver quelque chose à quoi être désolée si elle ne voulait pas qu'il la questionne. Cela dit, dans cette agitation, alors qu'elle s'apprêter à quitter la salle, elle eut comme un vertige et fut contrainte de cesser tout mouvement si elle ne voulait pas tomber. Elle se tenait donc au mur, s'attendant à chavirer à tout moment. Pourquoi cette image lui était revenue ? Était-ce vraiment l'un de ses souvenirs qui revenait ? Où alors juste son esprit qui disjonctait ? Ivanna restait sans bouger, essayant de calmer sa respiration.

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    Je me sens m'abandonner à ne plus espérer.
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Maxime Mortain
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MessageSujet: Re: Life can be dangerous... [suite]   Mer 25 Fév - 19:45

Il était content d'entendre sa petite voix retentir dans le bureau. Il avait réussit a la faire parler. Il lui souriait tout en lui versant un petit fond de vin dans son verre. Il ne s'attendait vraiment pas à voir ça. Comme si elle était entrée en transe, comme si elle perdait connaissance, elle perdait totalement le contrôle de son corps. Il écarquilla brutalement les yeux, se demandant se qu'il pouvait bien se passer. Elle se leva en même temps que lui se recula dans son siège. Il ne savait que faire, comment agir, que penser, que dire. Il perdait totalement le contrôle des évènements qui se passaient.

Il essaya de ne pas lui montrer a presque peur et de rester de marbre. Il se para d'une mine pour lui montrer qu'il compatissait. Il ne voulait pas sourire, non, il voulait juste lui montrer qu'elle pouvait rester ici. Elle se tenait contre le mur, et lui en profita pour se lever. Il marcha à pas feutrés vers elle, se demandant comme elle allait réagir. Elle s'était juste excusée, ce qu'elle n'avait pas à faire puisque ce n'était pas de sa faute. Mais comment faire pour la calmer? Malgré ses longues études en psychologie et en médecine, il ne savait plus comment faire. Jamais on ne lui avait parlé d'un cas de figure semblable, et pour une fois, il aimerait bien qu'un de ses anciens professeurs soit la. Il aurait pu lui demander conseil, il l'aurait aidé, conseillé, écouté. Là, il était seul face à une jeune femme dont il ne connaissait la vie que par un dossier rangé dans une armoire fermée.

Il s'approcha encore et arriva à sa hauteur. Comme si elle était une amie, il ne mesura pas la conséquence que pouvaient avoir ses actes et posa sa main sur son épaule. Son épaule était assez maigre, mais Maxime s'attendait à pire. Il lui adressa un sourire quand elle le regarda. Il ouvrit sa main pour lui montrer la direction de la chaise. Il voulait la rassurer, la calmer, e il choisit bien ses mots avant de parler.

« Viens, ce n'est pas grave. »

Il lui adressa un second sourire protecteur, comme pour lui montrer qu'il voulait l'aider. Il retourna derrière son bureau puis il attendit qu'elle s'asseye. Il remplit une petite tasse de café. Il était très chaud et la fumé qui s'échappait de la tasse embaumait de l'odeur de cacao toute la pièce. Il posa sur le bureau la tasse chaude, devant Ivanna. Miraculeusement et étrangement, le bureau était bien rangé. Aucun stylo ne trainait, aucune feuille, aucune enveloppe sur le bureau. Les dossiers étaient bien posées sur un coin, soigneusement empilés, les stylos étaient bien rangés dans le pot, les élastiques autour, et les enveloppes dans la poubelle qui n'avait pas été vidée depuis longtemps. Cette poubelle était le seul bémol du bureau. Il était vrai qu'elle débordait, mais il n'avait pas une seule fois pensé à la vider. Il but une gorgée de café dont il venait de remplir la tasse. Il sentit le liquide brulant lui traverser la gorge mais il ne dit rien. Il restait de marbre, regardant successivement Ivanna et son café. Pour rompre le silence, il décida de lancer un sujet de discutions.

« J'aurais besoin de savoir comment se passe les relations entre les internes. Tu as des amis ici? Tu es bien intégrée? »

Il attendit un petit instant puis il reprit, toujours sur le ton de la discussions.

« Tu n'as pas remarqué de problèmes particuliers entre les internes? Des tensions, des bagarres? »

Il espérait de tout son être qu'elle allait lui dire la vérité. Peut être allait-elle penser qu'il n'avait été gentil avec elle que pour se servir d'elle mais c'était faux. Il ne voulait que le bien des internes, il voulait que leur séjour se passe dans des conditions optimales. Il pensait que peut être les grands de dix-huit ans allaient mal se comporter avec les jeunes de treize, et c'est pour ça qu'il lui demander, pour les protéger tous.

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Ivanna Koslov
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MessageSujet: Re: Life can be dangerous... [suite]   Mer 25 Fév - 21:43

    Déboussolée, la jeune fille tenta de se persuader que tout cela n'était qu'un vague souvenir du rêve qu'elle avait dût faire cette nuit ou une autre. Une simple scène montée de son imagination, tout sauf quelque chose d'important, elle voulait - devait - ne pas penser à ça, non, elle ne voulait plus penser à cela. Tu te fais du mal pour rien Ivy !! Ressaisis-toi ! N'y pense plus !! C'est inutile, tout à fait insigni... Elle sentit un peu de chaleur sur son épaule, quelque chose de réconfortant qui la sorti de son monologue infâme. Elle tourna les yeux en levant la tête vers Maxime en laissant son regard observer qu'il avait posé sa main sur son épaule. Ce n'était presque rien mais, en effet, pour certaines personnes, cela peut être très important, que ce soit dans un sens ou un autre. Ivanna voyait cela comme un geste compatissant, un réconfort. A ce moment, elle aurait passé ses bras autour de lui mais bon, c'était peut-être tout aussi déplacé et elle ne désirait pas montrer qu'elle avait besoin de ce réconfort.

    Pourtant, où était la honte à avoir besoin d'aide ? Ce n'est sûrement pas quelque chose qu'elle a trouvé après l'amnésie. Le fait de vouloir toujours être autonome et indépendante, elle a ça dans le sang. Elle sait que tout cela est très justifier car de toute façon, on ne peut jamais compter sur les autres mieux que l'on compte sur nous-même. Il ne faut rien attendre d'autrui. Ce n'est pas parce qu'on les aide qu'ils renverront la pareille lorsque l'on sera dans la nécessité et puis on ne devrait pas avoir confiance envers les autres ; voilà tout du moins ce qu'en pensait la jeune Russe qui, à cet instant, se senti comme une petite mauvaise herbe qu'il fallait arracher. Un peu paumée en somme. Monsieur Mortain ne semblait pas trop sûr de lui, enfin il devait manquer d'un peu d'assurance. Elle avait sûrement dût le prendre au dépourvut, oui, il ne devait pas s'attendre à ce qu'elle fasse une "crise" comme ils appellent cela ici. Une déconnexion injustifiée pendant laquelle un individu se met à voir des images, des soupçons de souvenirs qui - d'après eux - n'était qu'une déficience du lobe temporal du cerveau. Avec la frustration de ne plus savoir qui ils sont, certains internés, plus faibles que les autres, voient leur cerveau partir dans des délires au point d'enregistrer n'importe quel scénario en un souvenir avec des visages pouvant ressembler à ceux que l'on aimeraient, ou pas, connaître.

    Tout cela n'était que des balivernes ! Enfin, c'est ce dont voulait se persuader Ivanna qui n'avait aucunement l'intention de croire à leurs histoires : on ne devient pas fou comme ça ! Bien qu'elle n'en sache pas grand chose, même rien pour tout avouer... Pourtant, penser que ce n'était qu'un bug de son cerveau, pour ce qu'elle venait de voir, elle apprécierait beaucoup. Tomberait-elle dans le panneau de croire en ce que disent les "psychologues" de Dark-Side ? En tout cas, cela y ressemblait. Bien qu'elle ne se voyait pas du tout à avaler la tonne de cachets qu'ils donnent aux internés, à devenir un légume de jour en jour dans le simple but d'être plus facilement manipulable, elle se sentait défaillir sur les terres du camp adverse qu'elle a toujours renié. Elle n'avait plus la même force qu'au début pour se révolter, garder les idées fraîches. Elle n'avait plus non plus la même volonté qu'avant, ce qui fait qu'elle s'imprégnait plus ou moins des âneries que l'on pouvait lui déverser. Heureusement quand même qu'elle gardait un minimum les pieds sur terre, c'était important. Tant qu'elle serait consciente et qu'elle gardait ses idées de base, rien ne pouvait se perdre.

    Sous la proposition gestuelle du nouveau directeur, la jeune fille alla lentement retrouver sa place. Ce n'est pas grave. Ce n'est... PAS GRAVE ?!! Elle repensa alors qu'elle s'était excusée - au début - pour le vin qu'elle s'était renversée dessus, sans utilité aucune. Elle ferma les yeux très fort un instant puis les ré-ouvrit. Elle ne suivait pas du regard l'homme qui prenait un café après en avoir déposé un sous son nez. Il était vraiment gentil... Peut-être même un peu trop pour cela paraisse réel aux yeux d'Ivanna. Réel ?.. Qu'était la réalité pour un Être nocturne contrairement à nous, des Diurnes ? Les éphémères ? Comment voyaient-ils leurs vies ? Se sentaient-ils insignifiants ? Les Hommes se sentaient-ils insignifiants par rapport à l'univers ? Tout n'était que subjectif, même la réalité. Plus difficilement, mais subjectif tout de même. Cela pouvait être comme les goûts et les couleurs, on le voit en différence de certaines classes sociales ; suivant les moyens, les valeurs, la conception de la vie changent, tout change. Pourquoi les rêves, les simples instants d'imagination ne pourraient-ils pas devenir réalité ? Il suffisait d'y penser très fort, d'y croire et d'y croire jusqu'à la persuasion : alors, on considérerait tout cela comme réel et la réalité ne serait plus qu'un rêve, un lointain et douloureux souvenir...

    - J'aurais besoin de savoir comment se passent les relations entre les internes. Tu as des amis ici ? Tu es bien intégrée ? Demanda Maxime en guise de discussion.

    Ivanna releva son regard pour le poser dans le sien, comme si elle n'avait rien entendu de ce qu'il venait de dire et qu'elle s'apprêtait à demander s'il pouvait répéter. Cependant, elle ne voulait pas qu'il répète et avait - plus ou moins - entendu ce qu'il lui avait demandé.

    - Tu n'as pas remarqué de problèmes particuliers entre les internes ? Des tensions, des bagarres ? Tenta-t-il une seconde fois d'arracher une réaction de la part de la jeune fille qui baissa la tête.
    - On n'a rien demandé à personne, répondit-elle sèchement comme s'il devait être entendu une rancœur certaine envers ceux qui enferment les jeunes ici. Se faire des amis... Et pourquoi pas dire qu'on est content de se retrouver épiés partout ? En général, lorsqu'elle commençait à parler, ce n'était pas pour dire des louanges... Ici, peu de personnes se soucient de nous et pourtant on nous promet de nous aider. Enfermés, martyrisés, shootés à des médicaments inconnus, manipulés et bernés d'idioties à longueur de journées, tout ça sans liberté aucune, et vous vous me demandez si je n'ai rien vu de particuliers ? Rien n'est particuliers entre bagarres et les dépressions qui ne sont que monnaie courante depuis toujours ! Ne me posez pas de questions, faites-vous votre avis vous-même, mais à mon humble avis : vous serez bien dessus et tomberez de haut si vous pensez que ce centre est fait pour nous aider.

    La jeune fille ne pouvait pas se contenir, remarquez si : là, elle se contenait. Elle pourrait parler des heures et des heures sur le centre sans s'arrêter ni laisser de blanc. Cela dit, pour elle, parler devenait et était une perte de temps. A quoi cela servait vu que tout était écrit, noté, enregistré, filmé à Dark-Side ? Elle doutait même qu'il devait y avoir de la vidéo-surveillance dans les sanitaires, en tout cas, cela ne l'étonnerait pas le moins du monde ! Tout le monde savait tout ici, malheureusement, parler n'était pas dans les traditions, et puis même, c'était considéré comme inutile car si l'on se plaignait de quoi que ce soit, c'était limite si l'on ne recevait pas le double de ce dont on ne plaignait, du coup, sachant qu'en parlant cela ne ferait pas mieux marcher la machine de l'avancée, Ivanna ne parlait pas, ou que très peu de ce qu'elle vivait ou même de ce qu'elle ressentait. Cependant, d'avoir parler ainsi à Maxime, d'un ton qu'il pouvait prendre comme un fait qu'elle lui reprochait les erreurs de ses prédécesseurs, ne la rendait pas fière du tout. Elle en était même... Navrée. La jeune Russe ne voulait pas ce comporter de la sorte avec quelqu'un qui l'avait aidé.

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MessageSujet: Re: Life can be dangerous... [suite]   Sam 28 Fév - 11:30

Tenant les deux mains autour de la tasse de café, Maxime regardait la jeune femme. Il lui souriait chaleureusement, car il était content de lui. Il éprouvait une satisfaction intérieure qui lui disait qu'il pourrait aller loin avec celle-ci. Les premières paroles de la jeune fille étaient compréhensibles, mais le sourire de Maxime se changea en compassion. Puis, au fur et à mesure qu'elle parlait, son sourire s'effaça. Chaque mots, chaque nom était un supplice de plus. Lui qui s'imaginait que la vie n'était pas extraordinaire mais quand même convenable dans son centre.

Depuis son arrivée ici, il S'était refusé de croire que la vie ici était mauvaise, mais il y pensait parfois? Là, en disant toutes ses paroles, elle faisait remonté en lui toutes ses heures passées à étudier le problème, se dire que ce n'était que le fruit de son imagination. Chacun de ses mots étaient plus accablants encore, comme une brouette dans laquelle on rajoute de la terre.

La pire des phrases a té la dernière, comme une épée donnant son coup de grâce. Maxime, démoralisé, se laissa basculer sur son siège. Il se tenait comme un légume, se ramassant. Sa journée venait de commencer, mais elle était déjà pourrie. Il releva la tête, le visage tendu, regardant Ivanna dans les yeux. Il ne se souciait plus de ce qu'il voulait faire, ou du ton qu'il désirait avoir. Il parlait comme ça, sans réfléchir à ce qu'il disait.

« D'accord, merci. Tu peux disposer, va faire un tour dehors si tu veux, ça te fera du bien... »

Il ne savait pas trop pourquoi il lui avait proposé ça, peut être parce qu'elle avait un teint pâle. Il n'avait pas un mauvais fond, mais là, il n'en pouvait plus. Il avait envi de se reposer, de faire le vide au fond de lui. Il se leva doucement, puis se mit à côté d'elle. Au fond de lui même, il voulait se forcer à sourire, mais a quoi bon? Pourquoi ne pas être méchant et borné? Borné, il pouvait l'être, mais juste pour quelques choses... Quand elle se leva, il la raccompagna à la porte, puis baissa la tête, sans sourire, et quand elle fut partie, il la referma. Il alla ensuite derrière son bureau, s'assit, puis pensa, longuement. Il ne sourit plus pendant la journée, pensant aux paroles de la jeune femme.

Avait-elle fait exprès de le déstabiliser? Lui qui avait fait tout son possible pour être agréable avec elle, tout cela ne servirait à rien? Non, il ne pouvait se dire ça...

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